Lundi 16 novembre 2009
Cette lettre s'effectue dans le cadre d'une campagne de l'association NPCB (Nature et Patrimoine Centre Bretagne) qui lutte contre l'implantation d'une mégadécharge à Plouray.

Monsieur le Président du Conseil Général du Morbihan,

Conseillère Régionale de Bretagne, je vous demande de refuser toute création d’accès routier au site de Cohignac en Plouray, propriété de la société GDE / GED qui entend y implanter une mégadécharge, et ce pour les raisons suivantes :


  • Ce site se trouve en amont du bassin versant de l'Ellé qui alimente des dizaine de communes en eau potable ;
  • Cette implantation est totalement incompatibe avec la géologie et l'hydrologie du site ;
  • Cette implantation est en complète contradiction avec d'autres engagements que vous avez pris par ailleurs (la charte départementale de l'agriculture et de l'urbanisme ainsi que le SAGE Ellé Isole Laïta).
  • Une telle implantation marquerait le début d'un processus qui conduirait à la pollution irrémédiable d'une rivière emblématique à tous points de vue, et i rait à l'encontre de tous les plans de reconquête de la qualité de l'eau.
         Vous remerciant d'avance pour votre vigilance, je voue prie d'agréer Monsieur le Président du Conseil Général, mes meilleurs sentiments démocratiques et bretons.

 

                      Naig Le Gars

                      Présidente du groupe UDB au Conseil Régional.

Par Groupe UDB-GA - Publié dans : Actualité des élu(e)s - Communauté : La Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009

Rennes, le 10 novembre 2009

 

 

 

Objet : clarification au sujet de la promesse d’une loi statuant sur les langues régionales.

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Monsieur Jean-Jacques Urvoas, député breton (circonscription de Quimper), faisait savoir dans un article de Ouest-France du 28 octobre que le gouvernement abandonnait l’idée d’un projet de loi sur les langues régionales. Il rapporte qu’un de vos conseillers l’aurait évoqué lors d’une visite ministérielle à Saint-Jean-de-Luz le 16 octobre. Cette information a été confirmée et largement commentée à  l'occasion des 19èmes rencontres interrégionales des langues régionales qui se sont tenues en Bretagne du 2 au 6 novembre et qui réunissaient des représentants de nombreux territoires de métropole et d'outre mer: Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Occitanie, Corse, Catalogne, Pays basque, Alsace et Bretagne.

 

Pourtant, le Président de la République, par le biais de Mme Albanel, Ministre de la Culture vous précédant, avait promis un cadre législatif adapté à la situation des langues régionales en France à l’automne 2009, donc une loi. Nous sommes en novembre et nous ne voyons rien venir !

 

Vous comprendrez, M. le Ministre, que cette annonce, quelques jours avant celle de M. Besson souhaitant organiser un vaste débat sur « l’identité nationale », nous rend perplexe. Parler une langue régionale rendrait-il un citoyen moins français ?

 

Notre groupe d’élus au Conseil régional de Bretagne a participé activement à l’élaboration d’un plan de politique linguistique, voté à l’unanimité par le Conseil régional en 2004, mais qu’il nous est impossible de mettre en place correctement faute de compétence en matière d’enseignement du breton. Nous savions l’inscription des langues régionales dans la Constitution symbolique, mais le mépris dont ferait preuve le gouvernement en revenant sur sa parole à l’égard de cette demande nous laisserait penser que ce « geste » était d’ordre électoraliste.

 

A l'occasion  des troisièmes assises de la solidarité internationale en Bretagne qui se sont tenues à Brest les 23 et 24 octobre dernier, un intervenant du Sénégal, M. Raphael N'Diaye, qui anime une émission littéraire sur la radio publique sénégalaise depuis plus de quinze ans, nous a dit combien le voyage au Sénégal de Pêr-Jakez Helias, grand auteur de langue française et de langue bretonne mais aussi admirable conteur, avait marqué les milieux culturels de son pays. Ce témoignage récent rejoint beaucoup d'autres pour illustrer la place que les langues régionales de France occupent non seulement dans le génie de l'humanité, qui est multiple par essence, mais aussi dans les rencontres multiculturelles et la compréhension entre les peuples.

 

La langue française est notre langue commune qui permet un enrichissement mutuel; elle ne peut être conçue comme une langue unique qui serait synonyme d'appauvrissement.

 

Nous demandons que la langue bretonne ainsi que les autres langues de France soient respectées au même titre que la langue française. L’inscription dans la Constitution doit se traduire concrètement par des moyens financiers mis à disposition du développement de la diversité culturelle en France et particulièrement à l’enseignement. En somme, M. le Ministre, nous demandons simplement que la France se conforme aux principes fondamentaux énoncés dans diverses conventions internationales qu’elle a ratifiées, en particulier celles récentes de l'UNESCO qu'elle s'enorgueillit d'avoir portées sur les fonts baptismaux.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions, M. le Ministre, de croire en nos sentiments républicains, bretons et universels les meilleurs

 

Pour le groupe UDB,

La présidente, Naig Le Gars.

Par Groupe UDB-GA - Publié dans : Actualité des élu(e)s - Communauté : La Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 octobre 2009

Plénière des 22 & 23 octobre 2009

Adhésion au Club de décentralisation habitat

 

Intervention de Mona BRAS pour l’ UDB

 

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Evidemment  nous ne pouvons que soutenir la  décision du Conseil régional d’adhérer au « Club décentralisation habitat ». Notre région administrative est désormais entièrement couverte par l’exercice de la délégation  de compétences des aides à la pierre, les collectivités locales sont devenues des acteurs de premier rang notamment dans le PRU.

 

Alors que les tendances de démographie positives  se confirment, l’INSEE annonçant  près de 400.000 nouveaux habitants à l’horizon 2030, les besoins en logements et en logements sociaux vont peser dans nos politiques. La question sera autant celle de la quantité que de la qualité des logements.

 

Au-delà des personnes, souvent des travailleurs pauvres, n’ont toujours pas accès au logement, il y a aujourd’hui 12 millions d’exclus du chauffage.  Aux précarités existantes, s’en ajout une autre : la précarité énergétique qui fragilise les foyers modestes. Depuis 2005, les aides au paiement des factures d’énergie par le FSL, le Fonds solidarité logement, augmentent de 20% par an…..en 2008, 300.000 ménages endettés auprès de leur fournisseur d’énergie  l’ont sollicité.

 

Le principal responsable de cette forme de précarité n’est pas tant la hausse des énergies fossiles et de l’électricité ; mais bien la piètre qualité des logements. Les moins fortunés d’entre nous habitent dans les logements les moins bien isolés qui consomment à surface égale quatre fois plus que les habitations aux normes actuelles. Le renchérissement considérable de l’immobilier, le poids des charges locatives qui a doublé en dix ans, la progression constante  de la pauvreté qui touche 15% des foyers en Europe, tout ceci a pour conséquences endettement, exclusion sociale, stratégies de privation accompagnées de la dégradation des logements et d’effets sur la santé. Tout le monde sait la surmortalité plus importante dans les logements mal isolés en hiver.

 

Les réponses du gouvernement reposent sur le traitement social de l’impayé énergétique, souvent EDF, et sur les tarifs dits sociaux pour le gaz et l’électricité dont bénéficient plus d’un million de personnes.  La fracture sociale énergétique  réclame des mesures dignes de ce nom afin de s’attaquer au cœur du problème : l’isolation des logements passoires et la fourniture de chaleur bon marché.


Comment ne pas dénoncer encore la décision du  CRE,  le comité de régulation de l’énergie qui a donné raison à Edf contre la société Voltalys qui installe des compteurs intelligents permettant d’économiser entre 5 à 20% de sa facture d’électricité par la gestion intelligente de sa consommation.

 

Comment ne pas dénoncer le programme social « maison à 100.000 € » lancé par Jean-Louis Borloo en 2005 alors qu’il était ministre de la cohésion sociale ? Ces logements a bas coût sont malheureusement équipés de radiateurs électriques, bon marché à la pose.

Alors que le parc français compte 4,5 millions de  logements vétustes, les bailleurs sociaux sont invités par des mesures fiscales avantageuses, à en rénover thermiquement 800.000 seulement. A ne faire les choses qu’à moitié, monsieur le président, ne va-t-on pas vers une nouvelle fracture sociale ?

Par Groupe UDB-GA - Publié dans : Solidarité - Communauté : La Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Image/Skeudenn

Agenda / Deiziataerioù

Peuple Breton/Pobl Vreizh

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus